Le Rallye - Episode 7 - Etape 4 1ère journée
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Dimanche 23 mars
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Là, pas de zig-zag permanent, nous essayons de tenir au mieux le cap sur la piste. Bon sang, mais où est cette foutue 3ème balise, nous avons piqué trop au Sud et nous sommes obligées de remonter vers le Nord pour la chercher. Nous ne sommes pas seules dans ce cas, il y a du trafic autour du CP3 qui se refuse toujours à nous. Est-ce qu'un chameau facétieux aurait mangé le drapeau ? |
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Des traces partout dans tous les sens. A devenir folles, même la boussole perd le Nord. En ce jour de Pâques, nous avons parfois une pensée pour le Dieu GPS (en vain). On se calme, on n'agit pas comme des cloches (de Pâques), on fait le point, demi tour et 13h50 CP3 (53 kms depuis le départ). Ouf, petite pause rapide pour un délicieux sandwich concombre, thon, tomate avec un Perrier bien frais (à moins que ce soit une ration de survie avec de l'eau un peu tiède) et nous repartons de plus belle vers la 4ème balise de la journée. Restons calme, n'oublions pas que ce soir, il n'y a pas d'assistance mécanique, pas question de se lancer dans une maintenance lourde style amortisseur ou autre. Navigation délicate sur ces plateaux rocheux entrecoupés de petites vallées. A 15h50 le CP4 est en vue. L'horizon se dégage un peu et nous pouvons avancer un peu plus facilement. Nous attendons avec impatience le CP5 qui sera également le point de ravitaillement en carburant. 16h30, station en vue, flûte, Bison Futé nous avait prévenu, le week-end de Pâques est classé rouge et nous devons faire la queue à la pompe. "Total, vous ne viendrez plus chez nous par hasard", ça c'est sûr, pour venir faire le plein ici, ce n'est pas le hasard. |
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Bon d'accord la station- service n'est pas des plus modernes, pas de point internet, pas de brumisateur ni de table à langer, mais nous ne sommes pas difficiles (et les enfants sont grands). Patati, patata et rafraîchissements en attendant notre tour. 86 kms au compteur, les organisateurs nous ont prévenues, la navigation devient plus délicate chaque jour, ça se confirme, nous sommes parties depuis 7h ce matin, il est 17h lorsque nous repartons. Nous devons nous rendre à l'évidence, nous n'attendrons pas le CP6 ce soir. Nous commençons à regarder à droite et à gauche pour nous trouver un petit coin sympa pour établir le bivouac. Stop, l'endroit est idéal et de toute manière la nuit est tombée. Nous nous installons à la lueur des phares. Nous sommes quelques équipages (11, soyons précises, dont 1 équipage Canadien) à avoir choisi cet endroit. Etrange ambiance qui contraste avec les nuits précédentes ou le bivouac était animé jusque tard dans la nuit. Ici rien, seulement des phares qui de temps en temps percent l'obscurité. Le bivouac est installé, chacun vaque à ses petites affaires. Vérifications sur le véhicule, toilette, rangement. Repas à la frontale (pas dans les yeux s'il te plait) où nous apportons chacune nos petits plus. Agréable convivialité au milieu de cet océan minéral. Quelques gerboises (une variante de nos souris, mais avec une queue très longue) s'approchent, sans doute attirées par la lumière. C'est à mourir de rire que de les regarder s'enfuir en sautant dans tous les sens dès que nous claquons des mains. Longues discussions ou tout en faisant plus connaissance, nous évoquons le souvenir des étapes passées, les options choisies, les galères, les plaisirs, les regrets. Doucement la lune se lève effaçant les étoiles les moins brillantes. La fatigue de la journée nous rattrape rapidement et demain nous avons une longue, très longue étape. Nous devons partir tôt si nous voulons faire une grosse moisson de balises et rentrer au bivouac dans les temps. Au lit. Silence du désert simplement troublé par les aboiements de quelques fenecs qui vont et viennent au loin. "Celui qui ne connaît pas le silence du désert ne sait pas ce que c'est que le silence" (proverbe Touareg) |
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Musique : Orchestre National
de Barbès
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Christine et Claudine |